......................Municipales de TOULOUSE 2008
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Extraits : |
L'arithmétique politique n'est pas une science exacte, mais plus de 55 % des électeurs, soit une majorité de Toulousains, sont théoriquement prêts à se jeter dans ses bras et à le propulser aux commandes du Capitole. Un mois après avoir été désigné par les militants socialistes, Pierre Cohen, qui se verrait bien conduire une liste d'union PS-Verts-PC-PRG-MDC dès le premier tour des élections municipales en mars 2008 , considère que la gauche tient, cette fois, une chance historique de conquérir la Ville rose. Il y a, bien sûr, les signaux sans équivoque donnés ici par les électeurs qui ont accordé un très net avantage aux candidats de l'opposition lors des derniers scrutins présidentiel et législatif. Il y a aussi cette lassitude des Toulousains que Pierre Cohen a perçue, dans son camp évidemment, « mais aussi dans les rangs réputés conservateurs, à l'égard d'une droite usée qui a failli dans l'exercice prolongé du pouvoir ».
Il y a enfin, surtout, son projet municipal qu'il résume
en trois mots, « dialogue, audace et proximité »,
dans sa prochaine lettre aux Toulousains. L'inventaire des promesses électorales
viendra plus tard, quand seront achevées, et peut-être
avantageusement conclues pour tous, les discussions entre le PS et
ses partenaires. A cet instant de la campagne, Pierre Cohen pointe
donc les défaillances de la droite, présente sa méthode
et affiche ses intentions. Il s'indigne de la fracture qui s'est
creusée entre le centre-ville et les quartiers, du terrain
social voué à la friche, de l'échec municipal
qui s'accommode, par laisser-fairisme, du dérapage des prix
de l'immobilier, de l'eau ou du stationnement. « Toulouse est
une ville chère », soupire le socialiste. En comité restreint,
le candidat du PS a posé le diagnostic de la ville qu'il convoite
et ébauché un programme.
Pierre Cohen fourmille déjà d'idées (lire ci-contre).
L'alchimie de la démocratie participative qui bouillonnera
bientôt sur son site internet ou dans son local de campagne
transformera son projet individuel en projet collectif. « Ensemble,
promet-il, nous mènerons Toulouse où elle devrait se
trouver : dans le peloton de tête des villes européennes ».
(1) Il a confirmé la présence de Magyd Cherfi, Jean-Pierre
Havrin et Hervé Sansonetto sur sa liste. Et proposé une place à Nicole
Belloubet , Jean-Michel Fabre , Gérard Onesta et Cathy Lemorton. En
cas d'accord, la liste définitive d'union pourrait être présentée à la
mi-décembre.
Pierre Cohen envisage de déplacer, en accord avec l'Etat,
l'actuelle cité administrative et d'utiliser le vaste bâtiment
pour créer du logement étudiant, une maison des étudiants
et abriter des associations de jeunes.
Sur les transports, il n'est pas «forcément pour la
gratuité» mais veut explorer des pistes pour rendre
le ticket métro-bus moins cher. Il se prononce ainsi pour
la mise en place d'un «ticket civique» afin de réduire
le coût du transport pour tous ceux qui utilisent métro
et bus pour se rendre au travail. Il souhaite aussi réaliser
des lignes «de type tramway» entre Toulouse et les communes
de la périphérie. Et veut améliorer le lien
entre le centre-ville et les quartiers où seraient développés
des services publics.
Sur la plan culturel, «un événement fédérateur»,
qui pourrait être un festival des cultures urbaines, doit permettre
de créer «du lien social». Le Printemps de septembre
et du Marathon des mots, à ses yeux réservés à une élite,
pourraient être remis en cause. Autre priorité : faire
de l'agglomération une communauté urbaine, sur le modèle
de Bordeaux.
Pierre Cohen est officiellement entré en campagne électorale
hier. Photo DDM, Michel Labonne.
Publié le 15 novembre 2007 à 10h35 | Auteur
: S.M.