......................Municipales de TOULOUSE 2008
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La question qui fâche : Sécurité. Demain,
Dominique de Villepin vient féliciter les policiers toulousains.
Deux ans après la visite de Nicolas Sarkozy qui a laissé des
traces...
..............................« Pourquoi
avoir supprimé la
police de proximité ? »
Extraits : La mission prioritaire de la police ne consiste pas à organiser des tournois sportifs mais à identifier les délinquants. Cette phrase est restée depuis deux ans en travers de la gorge des policiers toulousains. «Ce qui nous faudrait ce sont des moyens humains et matériel», renchérit Jean-Jacques Brossard, secrétaire régional du Snop (syndicat national des officiers de police), à l'époque M.Sarkozy n'a pas tenu compte du contexte toulousain, avec les graves crises de 98 et de l'après AZF. Tout d'abord, le ministre de l'Intérieur et des libertés locales se rendra à l'école de police, à 10 heures, où il saluera la promotion des cadets de la police, une nouvelle filière qui s'adresse aux jeunes sans formation. |
«La mission prioritaire de la police
ne consiste pas à organiser des tournois sportifs mais à identifier
les délinquants». Cette phrase est restée depuis
deux ans en travers de la gorge des policiers toulousains. C'était
le 3 février 2003 au commissariat de Bellefontaine. Après
ce mémorable savon passé en public, Nicolas Sarkozy,
alors ministre de l'Intérieur, procédait quelques jours
plus tard au limogeage du contrôleur général,
Jean-Pierre Havrin. Dans la foulée, terminée la police
de proximité. Aussi, la visite ce vendredi de son successeur,
Dominique de Villepin, pour féliciter la police toulousaine
pour ses bons résultats, laissent les intéressés,
perplexes.
«Sarko nous a cassés. On a eu du mal à récupérer
la confiance des gens. Alors que Monsieur de Villepin vienne nous souhaiter
ses vœux..., confie un policier au Mirail. Ce qu'il nous faudrait surtout,
ce sont des moyens pour travailler». Un sentiment relayé par les
différents syndicats de police toulousains. «On avait été choqué par
la réaction du ministre de l'époque. Ça a jeté un
froid. Les fonctionnaires toulousains travaillaient aussi bien qu'ils le pouvaient
avec les moyens dont ils disposaient, explique Marc Carré, secrétaire
départemental et régional adjoint du syndicat Aliance police
(fonctionnaires paix publique, investigation et ordre public) qui a demandé une
audience ce vendredi au ministre. De son côté Philippe Dany, secrétaire
régional de l'Unsa Police à Toulouse (syndicat corps des gradés
et gardiens) estime que «dans cette réforme il y a du bien, du
très bon et des points à améliorer. Depuis la visite de
Sarkozy les policiers toulousains ont fait des efforts alors qu'il n'y a aucune
contrepartie». «Ce qui nous faudrait ce sont des moyens humains
et matériel», renchérit Jean-Jacques Brossard, secrétaire
régional du Snop (syndicat national des officiers de police), à l'époque
M.Sarkozy n'a pas tenu compte du contexte toulousain, avec les graves crises
de 98 et de l'après AZF».
«C'est une erreur d'avoir supprimé la police de proximité.
Ils faisaient un travail de base formidable sur le terrain. La prévention
et la répression sont deux choses qui doivent marcher ensemble»,
estime Mustapha Benzitouni, président de l'association intergénérationnelle
Agora à Bellefontaine. «Depuis quelques mois on assiste à un
regain de violence qui dégrade toute la vie d'un quartier». Voilà ce
que je voudrais pouvoir dire, demain, au ministre de l'Intérieur.
Visite marathon du ministre de l'Intérieur
Dominique de Villepin sera demain à Toulouse pour une visite
marathon d'environ 8 heures. Tout d'abord, le ministre de l'Intérieur
et des libertés locales se rendra à l'école
de police, à 10 heures, où il saluera la promotion
des cadets de la police, une nouvelle filière qui s'adresse
aux jeunes sans formation. Le ministre mettra en exergue sa volonté «d'intégration».
Puis visite au commissariat de Bellefontaine. Direction ensuite l'Hôtel
de ville pour un déjeuner prévu à 12h30, en
présence des élus. La visite se clôturera par
un détour dans les locaux de Sciences Po, à L'Arsenal,
pour une conférence programmée à 15h30.
Publié le 20 janvier 2005 à 10h08 | Auteur
: Valérie Sitnikow